L’ironie de Klee au Centre Pompidou

Cette semaine je vous emmène voir un artiste atypique et majeur du XXème siècle qui a pris ses quartiers au Centre Pompidou, vous l’avez peut-être deviné, il s’agit de Paul Klee.

Son art est coloré et plus compliqué qu’il n’y parait mais sympathique à regarder même pour quelqu’un comme moi qui aux premiers abords n’est pas sensible sensible à l’art contemporain, surtout quand cela devient trop « compliqué ».   230 œuvres ont été réunies et exposées de manière thématique afin de montrer l’ironie dont use Klee pour dénoncer ses contemporains, de ses débuts satiriques à la dénonciation de la montée du nazisme en Allemagne. « Nul n’a besoin d’ironiser à mes dépens, je m’en charge moi-même » disait-il, ce qui témoigne selon la commissaire de l’exposition d’une certaine distance avec son environnement notamment avec les autres mouvements artistiques que sont le cubisme, le constructivisme ou le dadaïsme.

Ce point de vue adopté par le Centre Pompidou pour aborder l’art de Paul Klee permet de circuler dans l’exposition avec une certaine légèreté à travers des œuvres souvent pleine d’humour.

Ainsi dès ses débuts son ironie est une démarche artistique en soit, la satire étant une manière de dépasser le fait qu’un artiste soit souvent obligé de copier les anciens pour se former, notamment l’Antiquité classique. Loin des corps magnifiés académiques, Klee de son côté les déforme de façon grotesque à travers une série de gravure, Les Inventions.

Dans le même esprit, s’il est sensible à la démarche cubiste qu’il découvre à Munich en 1911, il y trouve une structure qui lui permet de construire ses œuvres toutes en ligne mais on ne peut pas pour autant qualifié Klee de peintre cubiste. Une section de l‘exposition est également consacrée à la relation qualifiée de tendue entre l’artiste et Picasso. Dans les années une influence peut être décelée dans la Belle Jardinière qui évoque les physionomies biomorphiques de Picasso, mais ce dernier n’a à priori de son côté pas été marqué dans son œuvre par Klee. Autre mouvement qui marqua sa production, le constructivisme dans lequel il piochera les éléments modernistes qui anime ses fameuses grilles.

L’une des parties les plus surprenantes et drôles du parcours est celle consacrée aux marionnettes. Pour son fils Félix, il réalisa tout un petit théâtre qu’il anima d’une cinquantaine de figurines, parfois non considérées comme des œuvres en soit.  Faites d’assemblements de matériaux divers, l’une d’entre elles est même un autoportrait sous un aspect arabisant tel qu’il se fantasmait.

Autre moment fort, la partie consacrée à la fin de sa carrière après l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933 marquant le début de son exil à Berne. L’horreur du nazisme et de tout ce qu’il engendre est contrebalancé par des œuvres volontairement plus enfantines non dénuées de sens. En parallèle, la simplification des formes, expression de détresse est la manifestation de la maladie qui fige peu à peu son corps. Klee était atteint de sclérodermie. C’est comme ça que l’obsession de la mort envahit peu à peu son œuvre.

Je ne suis pas sûre de vous avoir donner envie de découvrir cet artiste et d’aller le voir. Ce que je peux vous dire pour vous convaincre c’est que j’ai été agréablement surprise car je ne connaissais Paul Klee que de loin, je savais identifier ses œuvres mais sans plus. Cette grande rétrospective permet de voir des œuvres visuellement très différentes, drôles mais aussi très belles et surtout pleine d’onirisme et de couleurs légères. J’ai beaucoup aimé quoi !

Paul Klee
L’ironie à l’œuvre
6 avril 2016 – 1er août 2016

Commissaire : Mnam/Cci, Angela LampeWP_20160415_21_13_27_Rich.jpg

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Koons Superstar

Un peu de folie dans un monde de brute, cela pourrait-être le sous-titre de la rétrospective consacrée à Jeff Koons au centre Pompidou.

693_xlEst-il seulement utile de présenter l’artiste contemporain néo-pop le plus connu et le plus cher et habitué des records ? Oui un peu, car pour le grand public Kaons c’est souvent du caniche rose en ballon ou un homard qui pend, (Acrobat) mais pas seulement en fait !

Etudiant en peinture à la School of the Art Institute of Chicago et au Maryland Institute Collège of Art, il s’entraine également comme les plus grands peintres en copiant des œuvres de maîtres. Fasciné par Dalí, il réussit à le rencontrer et il devient plus tard ami de David Salle et Julian Schnabel.

689_xlSon art fonctionne sous forme de série. Il en a réalisé plus d’une quinzaine dont la plupart sont représentées dans le parcours, de la première Inlavables, très influencée par les readymades, composée de fleurs et de lapins gonflables posés sur des miroirs, à la dernière Gazin Ball présentée en 2013.

L’artiste vit avec son temps et est un interprète puissant et provocateur de cette société américaine puis mondiale marquée par la consommation à outrance. Ces œuvres sont souvent très liées à la pop culture ou encore aux objets du quotidien, ce qui peut évoquer Duchamp ou Warhol, notamment pour les pièces des séries Pre-New  et The new  qui consistent en des aspirateurs ou autre articles ménagers posés sur des néons. Par ce travail, il cherche à comprendre la société de consommation qui glorifie tel ou tel objet. Cette fascination et cette réinterprétation des objets et des figures du quotidien habiteront tout son art.

La série Equilibrium marque peut-être le début de cette fascination pour les objets en suspension. Il s’aide notamment pour ses recherches du prix Nobel de physique Richard Feynman. On y trouve des ballons de basket enfermés dans des aquariums comme en suspension, mais aussi Life boat (1985), un bateau de secours gonflable mais tout en bronze. Ce dernier est un peu l’alliance de la légèreté de l’objet et de la lourdeur de la matière. On retrouvera cet équilibre dans Ballon dog ou ballon Rabbit et Elephant qui semblent prêts à s’envoler si on souffle dessus mais qui sont en réalité de vrais sculptures d’acier.

Avec Luxure and Degradation il retourne en 1986 à son interrogation sur la consommation et plus précisément celle de l’alcool à travers la publicité qu’il détourne allégrement ou en réalisant des objets tout en inox. Toujours en inox, Statuary reprend des œuvres classiques (Louis XIV, jardinière de fleurs ou un lapin) pour en faire de nouvelles œuvres modernes.

WP_20150119_006Viennent ensuite Banality et Celebration avec des œuvres cultes. La statue de Michael Jackson en porcelaine (1988) pour la première, qui le couronne comme un artiste définitivement pop et le Ballon dog ou encore Boy and Pony pour la seconde. Cette série très enfantine s’étale sur une vingtaine d’année (1994-2014) et renferme des œuvres très différentes les unes des autres, toujours très joyeuses et techniquement très impressionnantes. Le rendu plastique qu’il réussit à rendre par la peinture ou le métal est visuellement très fort. On oublie la matière première pour ne voir que la création et ce qu’elle devrait être. Chacune des 20 sculptures se décline en 5 couleurs, un peu comme des biens de consommation personnalisables.

Les quatre séries suivantes Easyfun (1999), Easyfun ethereal (2000), Popeye (2003) et  Hulk Elvis (2004) sont un peu dans le même esprit festif et inspirées de la pop culture. La peinture se fait plus présente, appuyée par l’ordinateur.

WP_20150119_004Depuis 2008, date de son invitation à Versailles, l’influence de l’art ancien se fait plus visible. La série Antiquity est pleine de référence à l’art antique détourné de toutes les façons possibles et imaginables, juxtaposé sur des toiles à des espèces de gribouillis, excusez-moi pour ce mot, mais je n’en vois pas d’autres. C’est toujours le même, qui ressemble à s’y méprendre à un sexe féminin. Car oui, le sexe est très présent dans l’art de Koons, de façon suggestive très souvent (Cat on a Clothesline par exemple, vu de face peut évoquer un pénis d’homme ou un petit chat trop mignon dans une chaussette avec 2 fleurs de part et d’autres), mais parfois c’est carrément crû.

Je n’ai pas encore évoqué la série Made in Heaven réalisé en 1990, cette dernière consiste en une série d’œuvres, photos pour la plupart mais aussi sculptures qui montrent sans fard l’acte sexuel avec l’actrice porno Ilona Staller, plus connue sous son pseudonyme de Cicciolina, qui deviendra son épouse. Si vous êtes avec vos enfants, laissez-les à l’entrée de cette partie à moins que vous désiriez commencer leur éducation sexuelle de manière très explicite.

WP_20150119_005La dernière série avant la fin de notre voyage koonien est pour le moins très éthérée et témoigne encore une fois d’une vraie recherche esthétique. Gazing Ball consiste en une série de statues classiques d’une blancheur immaculée surmontée d’une balle d’un bleu profond qui donnent à l’ensemble un côté très aérien.

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Voilà, c’est déjà la fin, c’est passé super vite et c’était vraiment super sympa. Jeff Koons est une figure incontournable de l’art contemporain, un vrai plasticien, un amuseur mais aussi un provocateur moins lisse qu’on ne pourrait le croire.

L’exposition est en train de battre des records de fréquentation, preuve que l’art contemporain au sens le plus stricte du terme peut attirer les foules quand il est bien fait.

Après la célébrité de l’artiste tient aussi à sa capacité à jouer avec les codes de notre société, notamment la maitrise parfaite de sa communication mais il a également de nombreux détracteurs notamment ceux qui l’accusent de plagiat.

Mais sans rentrer dans ces débats, si vous voulez passer un petit moment cocasse (parce qu’elle se fait relativement vite) et entre amis ou en famille, vous amusez devant des œuvres ce qui n’est pas toujours facile, c’est ici qu’il faut venir…

http://www.jeffkoons.com/
https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cABRrbG/r4ydaM6

6 novembre 2014 – 27 avril 2015

Marcel Duchamp, le tueur de la peinture expose sa peinture au MAM.

Le Centre Pompidou met à l’honneur une partie méconnue d’un artiste ultra connu : la peinture de Marcel Duchamp.

L.H.O.O.QDuchamp est l’une des plus importantes figures de l’art contemporain et encore aujourd’hui nombres d’artistes se réclament de sa manière de créer.  Duchamp c’est celui qui a poussé l’art au bout de ses limites, qui l’a sorti de toute notion d’esthétisme et de beauté formelle allant jusqu’à le dénaturé à travers les fameux ready-made. N’importe quel objet pourvu qu’il ait été choisi par l’artiste qui y a mis sa signature devient une œuvre à part entière. La roue de bicyclette de 1913, la fontaine de 1917 ou L.H.O.O.Q de 1919 sont ses plus célèbres ready-made. Mais ici ce ne sont pas ces derniers qui sont à l’honneur, c’est bien la peinture, car Marcel Duchamp considéré comme le tueur de celle-ci fut avant de devenir cette figure de l’art réinventé, un peintre. Un peintre qui fut proche de nombreux mouvements pour finalement s’en extraire totalement et devenir autonome. Autre.

Le parcours de l’exposition est fait pour nous mener à cette expérience finale, la dernière œuvre picturale de Duchamp, le Grand verre, aussi appelé La Mariée mise à nu par ses célibataires, même.

60612096Ainsi l’exposition débute dans un climat érotique, nous sommes en 1910 et Duchamp a déjà une fascination pour la personne de la mariée et tout ce qu’elle implique, notamment la nudité qui sera traitée de bien des manières au cours de son évolution personnelle. Les premiers qu’ils réalisent sont des dessins et des caricatures dans la lignée de son frère, Jacques Villon. Chez les Duchamp l’art est affaire de famille : le grand-père Émile Frédéric Nicolle est peintre de marine et de paysage, le frère Raymond Duchamp-Villon est sculpteur, Jacques Villon est un peintre très proche du cubisme et la sœur Suzanne est une artiste dadaïste.

Nu descendant l'escalier
Nu descendant l’escalier

La peinture de Duchamp au vue de cette exposition est une synthèse de la peinture du début du XXème siècle jusqu’à devenir quelque chose d’autre. Dans un premier temps l’œuvre de Duchamp est très marqué par le fauvisme. Ces toiles juxtaposées à côté de celles de Matisse ou Derain sont pleines de couleurs vives et commencent à se tourner vers l’abstraction. Puis c’est le symbolisme qui semble l’inspirer, avec des œuvres d’Odilon Redon qui forment un imaginaire mystique. Parallèlement on sent chez Duchamp une forte attraction pour les sciences, la mécanique, la médecine, la radiologie, l’anatomie. Cette fascination pour le mouvement transpire dans ces œuvres d’inspiration cubique, mouvement qu’il rejoint en 1911.

L’œuvre la plus marquante de cette période est le Nu descendant un escalier. Il dit de cette œuvre « Cette version définitive du Nu descendant un escalier, peinte en janvier 1912, fut la convergence dans mon esprit de divers intérêts, dont le cinéma, encore en enfance, et la séparation des positions statiques dans les chronophotographies de Marey en France, d’Eakins et Muybridge en Amérique.

Peint, comme il l’est, en sévères couleurs bois, le nu anatomique n’existe pas, ou du moins, ne peut pas être vu, car je renonçai complètement à l’apparence naturaliste d’un nu, ne conservant que ces quelque vingt différentes positions statiques dans l’acte successif de la descente. »
Cette œuvre incomprise par ses amis sera accueillie dans l’hilarité, le poussant à quitter le mouvement cubisme. Désormais il va intensifier son travail sur l’optique.
1912 c’est aussi l’année où le Grand Verre commence à prendre forme dans son esprit. De passage à Munich, berceau de Kandinsky, il se nourrit de nouvelles influences et entre 1913 et 1915 il enrichie sa pensée scientifique en étudiant à la bibliothèque Sainte-Geneviève où il travaille.
Il expérimente encore et encore, ainsi les différentes parties du Grand Verre commencent à prendre forme. La mariée sera en haut et en bas les célibataires seront représentés par des moules et une broyeuse de chocolat.

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L’exposition se finit logiquement par cette œuvre finale. Exécutée entre 1915 et 1923 à New York, il en existe plusieurs versions, celle-ci étant celle de Stockholm. Volontairement inachevée, elle laisse perplexe celui qui la regarde car relativement incompréhensible au premier abord. C’est une réinvention totale de la peinture qui suscita des interprétations très nombreuses. C’est son testament  l’art du XXème siècle. Une déstructuration totale et de tout.

Une exposition déconcertante donc, qui mérite d’avoir les neurones bien en place car assez compliquée à suivre mais qui a le mérite de tenter de décrypter un artiste indéchiffrable.

Marcel Duchamp, la peinture même
du 24 septembre 2014 au 5 janvier 2015, de 11h00 à 21h00

Henri Cartier-Bresson à Pompidou. Une ode au photoreportage et à l’humanité

Rédiger une critique d’exposition de photographies est toujours assez compliqué pour moi car par rapport à une peinture ou une sculpture j’ai souvent beaucoup de mal à déceler le côté artistique, ce petit truc qui saute aux yeux et qui définit un artiste. Mais parfois, il arrive que ce petit truc soit mis en lumière par un musée ou un livre d’art et il suffit d’un cliché pour comprendre. Et de fait une exposition consacrée à un photographe, devient celle d’un regard, d’une vision structurée du monde et le lien avec les autres arts se fait plus évident. Celle consacrée à Henri Cartier-Bresson est de celles-ci. Même si j’ai dû la faire très vite, j’ai rapidement décelé l’identité de l’artiste derrière de simples clichés et certains m’ont même beaucoup touché. Ils reflètent des instants furtifs venus du monde entier, et jamais l’humain ne s’efface totalement derrière une construction de la composition très travaillée.

Femmes musulmanes en prière, Srinagar, Cachemire, 1948 © Bertrand Prévost - Centre Pompidou, MNAM-CCI (diffusion RMN) © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos
Femmes musulmanes en prière, Srinagar, Cachemire, 1948
© Bertrand Prévost – Centre Pompidou, MNAM-CCI (diffusion RMN)
© Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

500 photographies ainsi que des dessins et des peintures retracent de manière chronologique les différentes étapes de la carrière artistique de celui qui fut l’un des plus grands photographes du XXème siècle. Une mise en lumière de son travail au-delà de « l’instant décisif » qui a souvent définie et finalement réduit son œuvre.

 L’exposition démarre par des peintures parce que Cartier-Bresson a démarré en tant qu’élève à l’Académie d’André Lhote (1926-28) et c’est là qu’il se forme aux règles de la composition et de la géométrie qu’il réutilisera dans son travail photographie tout au long de sa carrière.

Cette dernière se constitue de trois périodes principales :

Derrière la gare Saint-Lazare, Paris, France, 1932
Épreuve gélatino-argentique, tirage réalisé en 1953
49,8 x 35,1 cm
Bibliothèque nationale de France, Paris
© Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos, Òcourtesy Fondation Henri Cartier-Bresson

-1926-1935, le surréalisme et les premiers grands voyages. C’est surtout son goût pour l’instantané qui rattache le photographe au mouvement surréalisme, comme dans « derrière la gare Saint-Lazare, 1932 » où on voit une ombre sauter au-dessus de l’eau et son ombre parfaitement symétrique en dessous. Tout devient une question de seconde, trop tôt il n’aurait pas rappelé la danseuse de l’affiche d’arrière-plan, trop tard son pied posé dans l’eau aurait flétri le reflet. Pour ce qui est des voyages, Cartier-Bresson ayant grandi dans une famille aisée part très tôt découvrir le monde, l’Afrique notamment qui le touchera au plus profond.

-1936-1946, l’engagement politique et le travail pour la presse communisme ainsi que son engagement avec le cinéma au côté de Jean Renoir.

-1947-1970, la création de la coopérative Magnum Photos avec Robert Capa, George Rodger, William Vandivert et David Seymouret qui permit aux photographes de garder tous leurs droits sur leurs images. Puis l’éloignement de Magnum pour des photographies plus posées, et intimes, un retour au crayon aussi avec toute une série d’autoportraits qui clôt l’exposition.

Mais au-delà de toutes ces considérations techniques ou politiques qui jalonnent le parcours, ce qui m’a surtout frappé c’est l’importance donné aux gens. Des visages du monde entier d’une réalité poignante. Même quand il couvre le couronnement de Georges VI en 1937, on ne voit pas le cortège du souverain, on voit ces badauds attroupés qui tournent le dos à la route pour mieux regarder dans leurs petits miroirs placés en hauteur. Ils photographient ces foules compactes lors de manifestations sportives ou meetings, ces gens qui aux quatre coins du monde ont le même regard fasciné devant un produit de la société de consommation. Il porte également son objectif sur ces pauvres miséreux sans misérabilismes mais avec une grande tendresse. On assiste avec lui à la Libération, cette dure réalité d’un pays en ruine après la guerre derrière l’effervescence générale. Il capture les plus grands aussi dans son objectif. Il rencontre Gandhi peu avant sa mort et photographie ses funérailles pour Life. Il sera également le premier reporter occidental admis en URSS d’où il s’efforcera de ramener des images « banales ». Ce n’est pas l’ogre soviétique qu’il montre, mais des russes comme vous et moi dans leur quotidien.

 

Foule attendant devant une banque pour acheter de l’or pendant les derniers jours du Kuomintang, Shanghai, Chine, décembre 1948 Épreuve gélatino-argentique, tirage réalisé dans les années 1960 Collection Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos, courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson
Foule attendant devant une banque
pour acheter de l’or pendant les derniers jours du Kuomintang, Shanghai, Chine, décembre 1948
Épreuve gélatino-argentique, tirage réalisé dans les années 1960
Collection Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris© Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos, courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson

C’est une grande exposition qu’organise là le centre Pompidou pour rendre hommage à l’un des plus grands photographes du XXème siècle, il suffit de passer chez le marchand de journaux devant la catégorie « art et culture » pour prendre conscience de l’évènement. Elle est partout. Et dans un style finalement très dépouillé qui laisse toute sa place au regard de Cartier-Bresson les conservateurs ont su mettre en avant les clichés et leurs forces, sans rien de plus pour avoir besoin de percevoir leurs essences. Un joli parcours donc, même pour ceux qui ne sont pas très photo à la base. C’est avant tout une rencontre avec des êtres humains du monde entier et avec nous-même.

Course cycliste « Les 6 jours de Paris », vélodrome d’Hiver, Paris, France, novembre 1957 Épreuve gélatino-argentique, tirage d’époque Collection Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos, courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson
Course cycliste « Les 6 jours de Paris »,
vélodrome d’Hiver, Paris, France,
novembre 1957
Épreuve gélatino-argentique, tirage d’époque
Collection Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris
© Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos, courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson

ROY LICHTENSTEIN : invasion de couleurs et de points au centre Pompidou.

vueQue ce soit pour se mettre à l’abri des orages ou se rafraîchir par fortes chaleurs toutes les occasions sont bonnes cet été pour se rendre au centre Pompidou .Profitez de cette opportunité unique d’admirer autant d’œuvres de Roy Lichtenstein, réunies pour la première fois dans une exposition parisienne.

Look Mickey [Regarde, Mickey], 1961 Huile sur toile 121,9 x 175,3 cm National Gallery of Art, Washington,
Look Mickey [Regarde, Mickey], 1961
Huile sur toile
121,9 x 175,3 cm
National Gallery of Art, Washington,

C’est une immersion dans le monde coloré du Pop art qui nous ai proposé et plus encore. Le but de l’exposition est d’aller au-delà de la pop en tant que telle, au-delà des icônes, des images vues et revues et de découvrir l’artiste derrière ces images, sa démarche et son inspiration. On découvre ainsi au fil des œuvres, une vraie recherche artistique, recherche sur la matière (toile, Plexiglas, Mylar etc.) et le sujet.

Lichtenstein réalise sa première exposition personnelle en 1962 chez Léo castelli et rapidement son style va le rendre unique et reconnaissable entre mille. Entre ces images tirées de la bande-dessinée, ces figures commerciales, ces objets et ces figures du quotidien élevés au rang de l’art. Mais c’est surtout sa technique qui lui est propre : la simplification des figurse, l’utilisation de couleurs primaires et son utilisation des petits points qui reprennent la technique de l’impression. Les ben day dots, peints au pochoir qui vont moduler et colorier  les formes.

Sunrise [Lever de soleil], 1965 Huile et Magna sur toile
Sunrise [Lever de soleil], 1965
Huile et Magna sur toile
Une centaine d’œuvres sont ainsi proposées dans un parcours à la fois thématique et chronologique qui débute en 1961 avec l’œuvre « Look Mickey » considéré comme un pont entre l’Expressionnisme abstrait  et le Pop art. À côté des peintures sont également exposées quelques gravures et sculptures. Ces dernières sont particulièrement intéressantes car elles sont au sens propre une vision en 3D de ses toiles, composées avec la même simplification des formes. Cela est particulièrement parlant dans sa série brushstroke  (coup de pinceau) réalisée entre 1965 et 66. Le coup de pinceau s’affranchit de la composition et devient sujet à part entière aussi bien en peinture qu’à travers une recherche structurale qui le pousse à matérialiser ce geste.

Yellow Apple [Pomme jaune], 1981 Bronze peint et patiné
un exemple de brustroke : Yellow Apple [Pomme jaune], 1981
Bronze peint et patiné
Lichtenstein a parfaitement intégré le fonctionnement de la publicité de son temps et l’utilisation d’images commerciales ou populaires comme la bande dessinée. Aussi, réussi-t-il à créer ses propres icones, images stéréotypées et génériques de la culture américaine, donnant naissance à de nouveaux concepts. Whaam !! en est le parfait exemple, on dirait une case qui s’est échappée de son album, autant une référence au comic-book avec ses bulles et ses onomatopées qu’à la peinture de guerre de par son sujet. Dans le même état d’esprit ses portraits de femmes issues de bandes dessinées sentimentales, en train de pleurer ou en pleine séduction, sont aussi des références à la grande peinture, où la femme est souvent représentée. « [J’ai] toujours perçu un rapport entre certaines formes d’art commercial et l’art classique : le bel homme et la jolie jeune femme forment une espèce de prototype dans le genre classique ; on tisse là l’archétype de quelque chose… »

We Rose Up Slowly [Nous nous levâmes lentement], 1964 Huile et Magna sur toile Deux panneaux : 174,5 x 62,3 cm et 174,5 x 234,5 cm MMK, Museum für Moderne Kunst, Francfort-sur-le-Main
We Rose Up Slowly [Nous nous levâmes lentement], 1964
Huile et Magna sur toile
Deux panneaux : 174,5 x 62,3 cm et 174,5 x 234,5 cm
MMK, Museum für Moderne Kunst, Francfort-sur-le-Main
Dans les deux cas, ce sont des sujets suscitant la passion qui l’intéressent (la guerre et l’amour), mais en même temps, le traitement qu’il en fait, tout en aplat, au cadrage resserré, très formel, désacralise le sentiment en tant que tel. On retrouve un peu ce principe à la fin de sa vie quand en 1993 il se met à peindre des nus. Il reprend ces têtes blondes des années 60 qu’il peint dorénavant en pied, sur la plage jouant au beach volley, ou dans des poses plus lascives. Mais le traitement plastique est tel que l’érotisme est quasi nul. Les corps sont lisses, comme des poupées Barbie. On retrouve  ces fameux points qui les recouvrent sans pour autant en dessiner les formes, désormais ils ne sont plus inscrit dans les lignes, ils prennent leurs libertés. « Mes nus sont mi- ombre mi- lumière, et il en est de même pour l’arrière-plan, où les points évoquent l’ombre. En plus les points sont gradués, du plus grand au plus petit, ce qui implique pour la plupart des gens un modelé, mais ce n’est pourtant pas ce que l’on obtient avec ces figures. Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai choisi les nus. Je n’en avais jamais fait auparavant, ce qui pourrait l’expliquer, mais j’avais aussi le sentiment que le clair-obscur se prêterait bien aux corps. Et mes nus rendent si peu les notions de chair ou de carnation – ils sont si peu réalistes – que le fait de les utiliser soulignait le fossé entre la réalité et les conventions artistiques.»

De la série Bull Profile [Profil de taureau] Gravure en taille douce sur papier Arjomari 68,6 x 88,9 cm Édition 78/100 Bibliothèque nationale de France, Paris
De la série Bull Profile [Profil de taureau]
Gravure en taille douce sur papier Arjomari
68,6 x 88,9 cm
Édition 78/100
Bibliothèque nationale de France, Paris
Vous serez peut-être surpris de découvrir tout son travail sur l’art en tant que tel. D’une part, très intéressés par des peintres comme Picasso, Mondrian, Manet ou Cézanne, il reproduit leurs travaux, leurs œuvres mais à sa manière. C’est particulièrement frappant de voir le mélange de deux identités, comme cette série sur la cathédrale de Rouen pixellisée ou encore le cubisme vu par Lichtenstein. Sa déconstruction de la vache est aussi très parlante. Il part d’une image de vache classique, « icone » si on peut dire de la peinture animalière et flamande, qu’il décompose au fur et à mesure pour n’en ressortir que quelques lignes géométriques. D’autre part, il va également transformer le tableau en objet, comme pour ses miroirs, travail sur la représentation de l’objet et la vision, ou ces entablures, fragments d’architectures devenues tableau à part entière et non plus simplement une partie d’un tout.

Rouen Cathedral, Set 5 [Cathédrale de Rouen, suite 5], 1969 Huile et Magna sur toile Trois panneaux : 160 x 106,7 cm chacun ; ensemble : 160 x 355,6 cm San Francisco Museum of Modern Art
Rouen Cathedral, Set 5 [Cathédrale de Rouen, suite 5], 1969
Huile et Magna sur toile
Trois panneaux : 160 x 106,7 cm chacun ;
ensemble : 160 x 355,6 cm
San Francisco Museum of Modern Art
Comme autre source d’inspiration, on retrouve Matisse et surtout ses vues d’ateliers. Comme lui, Lichtenstein va peindre des ateliers d’artistes, mais pas le sien. Il s’agit plutôt d’une reconstruction d’espace, un peu froid, dans lequel sont posés des références à son propre art, comme une représentation de « Look Mickey ». Une manière d’égarer le spectateur. Dans un autre style, ses paysages, notamment ceux de fin de vie, sont une invitation au zen, très inspirés de l’art asiatique. On retrouve les grandes lignes de cet art, dans le format très allongé, les couleurs pâles et certains motifs mais traités à la manière de Lichtenstein.

Landscape with Scholar’s Rock [Paysage avec rocher de lettré], 1997 Huile et Magna sur toile 200,7 x 396,2 cm Collection particulière
Landscape with Scholar’s Rock [Paysage avec rocher
de lettré], 1997
Huile et Magna sur toile
200,7 x 396,2 cm
Collection particulière
Une belle exposition, au parcours claire et parfaitement balisé. Et un vrai plus, c’est l’explication qui orne presque chaque œuvre. On n’est pas seulement dans une analyse objective d’un historien de l’art. Au contraire, chacune est accompagnée d’une citation de l’artiste sur son œuvre. Une manière supplémentaire de s’approcher de son travail et de sa vision artistique.

Je vous la conseille donc, surtout qu’au mois d’août c’est relativement calme, la majorité des touristes étrangers prenant d’assaut le Louvre et les parisiens sont en vacances !!!!

Small Explosion (Desk Explosion), 1965 Porcelaine émaillée sur acier, socle en bois
Small Explosion (Desk Explosion), 1965
Porcelaine émaillée sur acier, socle en bois

ROY LICHTENSTEIN
3 JUILLET – 4 NOVEMBRE 2013

L’exposition est organisée par l’Art Institute of Chicago
et par la Tate Modern de Londres
en association avec le Centre Pompidou

Échantillon d’expos pour 2012

Voilà 2012 est déjà bien commencée et avec la nouvelle année, plein de nouvelles expositions !
Vu la dose de prévue, je ne fais pas vous faire toute la liste. Je vais juste vous faire ma petite sélection, pour les 6 prochains mois pour la région parisienne et cela sera déjà pas mal du tout ! Surtout qu’étant qu’une petite humaine, salariée, je n’aurai pas le temps de tout faire (ça me rappelle une chanson ça!).

1 ) Pour commencer, les expos toujours en cours (mais que je n’ai pas vu), dans l’ordre chronologique de fin, pour savoir si on est très pressé ou juste un peu :

L’hôtel particulier une ambition parisienne. Cité de l’architecture. Paris. Jusqu’au 19 février.

Si j’arrive à prendre une journée où le musée est ouvert, ça peut être intéressant, d’autant plus que le commissaire est Alexandre Gady, l’un des grands spécialistes du Patrimoine de Paris et accessoirement l’un de mes anciens profs les plus passionnants de la Sorbonne.
http://www.citechaillot.fr/exposition/temporary_exhibitions.php?id=180

Le Siam à Fontainebleau. 150e anniversaire de l’ambassade du roi de Siam reçue par Napoléon III dans la salle de Bal du château de Fontainebleau. Fontainebleau. Jusqu’au 27 février.

http://www.chateau-de-fontainebleau.com/Expositions

Le peuple de Paris au XIXème siècle, des guinguettes aux barricades. Musée Carnavalet, jusqu’au 26 février.

http://carnavalet.paris.fr/fr/expositions/le-peuple-de-paris-au-xixe-siecle

Moi, Sarah Bernhardt. Maxim’s, musée Art Nouveau. Jusqu’au 15 mars

Retour sur l’une des légendes du théâtre, personnalité hors du commun et femme d’exception, à travers des objets lui ayant appartenu, le tout, dans un décor somptueux, chez Pierre Cardin.
J’aimerai bien la faire, mais vu les horaires, le prix et les conditions d’accès, piuf, ça va être compliqué.
http://www.maxims-musee-artnouveau.com/caricature.php

Fantin-Latour, Manet, Baudelaire : L’hommage à Delacroix. Musée Delacroix. Paris. Jusqu’au 19 mars.

L’occasion de mettre enfin les pieds dans ce musée…
http://www.musee-delacroix.fr/fr/les-activites/expositions/nouvelle-exposition-temporaire-fantin-latour-manet-baudelaire-l-hommage-a-delacroix

L’âge d’or hollandais – la collection kremer. Pinacothèque. Paris. Jusqu’au 25 mars 2012.

http://www.pinacotheque.com/fr/accueil/expositions/aujourd-hui/l-age-d-or-hollandais-la-collection-kremer.html?no_cache=1

Sorcières, mythes et réalités. Musée de la Poste, Paris. Jusqu’au 31 mars.

Je dois admettre que le titre m’intrigue. « L’exposition Sorcières, Mythes et réalités aborde la sorcellerie du Moyen-âge à nos jours, suivant des approches artistique, historique et ethnographique. »
http://www.laposte.fr/legroupe/Actualites/Sorcieres-Mythes-et-realites

Rodin, la saisie du modèle. Musée Rodin Paris. Jusqu’au 01 avril.

300 dessins de la dernière période de la vie du grand sculpteur sont présentés, l’occasion de découvrir une autre facette de l’artiste.
http://www.musee-rodin.fr/fr/exposition/la-saisie-du-modele

Exhibition. L’invention du sauvage. Musée du quai Branly. Paris. Jusqu’au 03 juin.

http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/exhibitions.html

Présentation du legs Isabella Pakszwer-De Chirico. 61 œuvres de Giorgio de Chirico. Musée d’art moderne de la ville de Paris. Jusqu’en juillet.

http://www.mam.paris.fr/fr/expositions/presentation-du-legs-isabella-pakszwer-de-chirico

Gaulois, une exposition renversante. Cité des sciences. Paris, jusqu’au 2 septembre.

Celle-ci elle a l’air super chouette, l’occasion de (re)découvrir « nos ancêtres les gaulois » comme disait nos anciens professeurs et revenir sur tout plein d’idées reçues.
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/gaulois/

Les histoires de Babar. Musée des arts décoratifs. Paris. Jusqu’au 2 septembre.

Alors celle-ci, obligé je la fais, retour en enfance, au pays de « bababar, mon copain Baba ».
http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/accueil-292/une-486/francais/arts-decoratifs/expositions-23/actuellement/dans-la-galerie-des-jouets/les-histoires-de-babar/

Il reste bien d’autres expositions encore, Phoebus à Cluny, Pompéi à Maillol ou Alexandre au Louvre…

2 ) Celles à venir, classée de manière anarchique :

Les masques de jade mayas. Pinacothèque. Paris. 26 janvier au 10 octobre.

Après l’or des incas, le jade des mayas! Après avoir été annulée l’année dernière suite aux problèmes politiques entre la France et le Mexique, l’exposition est finalement présentée cette année.
http://www.pinacotheque.com/fr/accueil/expositions/bientot/les-masques-de-jade-mayas.html?no_cache=1

Le crépuscule des pharaons. Chefs-d’œuvre des dernières dynasties égyptiennes. Musée Jacquemard André. Du 23 mars au 23 juillet.

« L’art du dernier millénaire de l’histoire pharaonique (1070-30 avant notre ère) investit le Musée Jacquemart-André. Pour la première fois, une exposition dévoile les trésors de ces dernières dynasties au cours desquelles, au rythme des crises et des invasions, »

Ouh que ça sent l’affluence un titre pareil. Je sens que ça va être drôle, surtout vu la configuration des salles d’expo de J-M.
http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/evenements/crepuscule-pharaons

Les guerres de Napoléon. Louis-François Lejeune, général et peintre (1755-1848). Château de Versailles. 14 février au 13 mai.

http://www.chateauversailles.fr/les-actualites-du-domaine/evenements/evenements/expositions/expositions-a-venir

Louis II de Bavière. Château de Compiègne. 13 avril au 23 juillet.

http://www.musee-chateau-compiegne.fr/homes/home_id24350_u1l2.htm

Cima – Maître de la Renaissance vénitienne. Musée du Luxembourg, Paris. Du 05 avril au 15 juillet.

« Aux côtés de Giovanni Bellini et de Vittore Carpaccio, Giovanni Battista Cima da Conegliano (1459-1517) compte parmi les grands peintres qui travaillent à Venise à la fin du XVe et au début du XVIe siècle, à l’époque où la ville devient un des pôles les plus brillants de la Renaissance italienne. » http://www.museeduluxembourg.fr/fr/expositions/p_exposition-10/

New Frontier : l’art américain entre au Louvre. Thomas Cole et la naissance de la peinture de paysage en Amérique. Musée du Louvre. 14 Janvier 2012 au 16 Avril 2012

http://www.louvre.fr/expositions/new-frontier-lart-americain-entre-au-louvrebr-thomas-cole-et-la-naissance-de-la-peinture

Les belles heures du duc de Berry. Louvre, salle de la Chapelle. 4 avril au 25 juin.

http://www.louvre.fr/expositions/les-belles-heures-du-duc-de-berry

L’ultime chef-d’œuvre de Léonard de Vinci, la Sainte Anne. Louvre. 29 mars au 25 juin.

« Chef-d’œuvre de Léonard de Vinci restauré avec le concours du Centre de recherche et de restauration des musées de France, la Vierge à l’Enfant avec sainte Anne est au cœur d’une exposition exceptionnelle rassemblant pour la première fois l’ensemble des documents liés à ce panneau. »
http://www.louvre.fr/expositions/lultime-chef-doeuvre-de-leonard-de-vinci-la-isainte-annei

Arles. Les fouilles du Rhône. Un fleuve pour mémoire. Louvre.  9 mars au 25 juin.

« En partenariat avec le musée départemental Arles antique, le musée du Louvre présente dans le cadre d’une grande exposition les pièces les plus emblématiques issues du travail minutieux et complexe qu’a représenté la fouille du Rhône, fleuve à la fois sauvage et chargé d’histoire. »

Hiiiii, j’ai hâte, moi qui avais hésité à me payer le billet de train, Arles vient à moi ! J’aime !
http://www.louvre.fr/expositions/arles-les-fouilles-du-rhonebr-un-fleuve-pour-memoire

ARTEMISIA. Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre (1593-1654). Musée Maillol – Fondation Dina Vierny. Paris. 14 mars au 15 juillet.

« Elle est née « Artemisia Gentileschi », fille d’Orazio Gentileschi, l’un des plus grands peintres de la Rome Baroque.
À l’aube du XVIIe siècle en Italie, quand les femmes étaient mineures à vie, quand elles appartenaient à leur père, à leur mari, à leurs frères ou à leurs fils, Artemisia Gentileschi a brisé toutes les lois de la société en n’appartenant qu’à son art. ».

Tim Burton. Cinémathèque française, Paris. 07 mars au 05 aout.

« Dessins, sculptures (dont plusieurs créations inédites de Tim Burton pour l’exposition), des Polaroïds grand format réalisés par l’artiste, accessoires, maquettes, costumes et extraits de films (longs et courts-métrages inédits). »
http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/printemps-2012-tim-burto/

Eugène Atget. Paris. Musée Carnavalet. Paris. Du 18 avril au 29 juillet.

« Découvrez l’œuvre parisienne de l’un des plus célèbres photographes du XXe siècle, Eugène Atget (Libourne, 1857 – Paris, 1927)! Cette exposition, qui réunit des images très connues et d’autres demeurées inédites, dresse un portrait atypique de la capitale, loin des clichés de la Belle époque. »
http://carnavalet.paris.fr/fr/expositions/eugene-atget-paris

La France en relief. Chefs d’œuvres des collections de Louis XIV à Napoléon III. Grand Palais. 18 janvier au 17 février.

« Sous la nef du Grand Palais, la France s’expose en relief.
Autour d’une carte de France de 650 m², seize plans-reliefs conçus du XVIIe au XIXe siècle investissent le prestigieux monument des Champs-Élysées. Des dispositifs interactifs et multimédias alliés à une scénographie originale permettront d’explorer en détail ces maquettes extraordinaires. »
http://www.rmn.fr/francais/les-musees-et-leurs-expositions/grand-palais-nef-522/expositions-523/la-france-en-relief

Helmut Newton. Grand Palais, Paris. 24 mars au 16 juin.

Première rétrospective de ce grand photographe organisée en France, autour de plus de 200 images.
http://www.rmn.fr/francais/les-musees-et-leurs-expositions/grand-palais-galerie-sud-est-554/expositions-555/helmut-newton

La Beauté animale. Grand Palais, Paris. 21 mars au 16 juillet.

« A travers les siècles les plus grands artistes se sont attachés à représenter l’animal, poursuivant une tradition qui n’a cessé de produire des chefs-d’œuvre. L’exposition réunit environ cent trente œuvres de l’art occidental, de la Renaissance à nos jours, de Dürer à Jeff Koons en passant par Rembrandt, Goya, Géricault, Degas, Bonnard, Giacometti ou César »
http://www.rmn.fr/francais/les-musees-et-leurs-expositions/grand-palais-galeries-nationales-9/expositions/beaute-animale

Matisse, paires et séries. Centre Pompidou, Paris. 07 mars au 18 juin.

Certainement la grande exposition monographique de l’année, autour d’un artiste haut en couleurs.
http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-matisse/ENS-matisse.htm

Degas et le nu. Musée d’Orsay, Paris. 08 mars au 01 juillet.

Après Manet et Gérôme, voici la nouvelle exposition monographique du musée d’Orsay autour d’un des grands peintres du XIXème. Après l’exposition de Roubaix, Degas Sculpteur et la grande exposition du Japon en 2010, c’est  la première grande exposition parisienne depuis 1988, sur ce peintre. C’est l’occasion de redécouvrir Degas, autour d’un axe particulier, le nu.
http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=649&tx_ttnews%5Btt_news%5D=30632&no_cache=1

Debussy et les arts. Musée de l’orangerie. Paris. 21 février au 16 juin.

« L’exposition propose d’évoquer les rencontres majeures du musicien avec les artistes et poètes de son temps »
http://www.musee-orangerie.fr/homes/home_id25247_u1l2.htm

Bob Dylan, l’explosion rock (1961-1966). Cité de la musique, Paris. 06 mars au 01 juillet.

« Bob Dylan est assurément un des musiciens les plus emblématiques de la seconde moitié du XXe siècle. Dans son parcours d’une exceptionnelle longévité, les années de 1961 à 1966 furent décisives. L’exposition retrace les moments forts de cette période, qui vit Dylan modifier radicalement son approche artistique et susciter une véritable révolution musicale. »
http://www.citedelamusique.fr/francais/evenement.aspx?id=11990

Louis Vuitton-Marc Jacobs. Musée des Arts Décoratifs. Paris. 9mars au 16 septembre.

Voilà une exposition qui devrait satisfaire ces dames et tous ceux qui font la queue devant la boutique des Champs Elysées.

« Cette exposition présente l’histoire de deux personnalités, Louis Vuitton et Marc Jacobs (directeur artistique de la maison Louis Vuitton), et met en évidence leurs contributions à l’univers de la mode. »
http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/mode-et-textile/expositions-70/prochainement-446/louis-vuitton-marc-jacobs/

Patagonie. Images du bout du monde. Musée du quai Branly. Paris. 06 mars au 13 mai.

http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/prochainement/patagonie.html

Phares ! Musée national de la Marine, Paris. 7mars au 04 novembre.

Si vous avez d’autres idées n’hésitez pas à les soumettre en commentaire ou sur le facebook du site.

Et encore bonne année

La plupart des textes viennent directement des sites mentionnés

 Liens :
http://www.moreeuw.com/histoire-art/expositions-paris-2012.htm
http://www.lemondedesarts.com/Exposparisact.htm