Budapest au Luxembourg. Si si c’est à Paris

capture_decran_2016-01-25_a_12.26.00.pngCela fait un moment que j’ai vu cette exposition et que j’essaye de vous en parler mais je n’arrive pas à trouver par quel angle le faire. En effet, il ne s’agit pas d’une exposition à proprement parlé, avec un thème bien précis et une réunion d’œuvres venues d’un peu partout pour illustrer le propos. Ici ce sont toutes des œuvres venues du musée des Beaux-arts de Budapest qui est actuellement fermé pour travaux. En fait c’est comme visiter un concentré de musée avec une approche chronologique et des pièces de maîtres : Dürer, Rembrandt, El Greco…

C’est pourquoi il est très difficile de vous résumer l’ensemble. Ce qui n’enlève rien au charme de ce parcours et à son intérêt. De plus l’art hongrois est assez peu représenté en France et quelques pièces de différentes époques nous montrent une production très riche. Cela commence avec la période médiévale et le règne de Sigismond du Luxembourg (1387-1437) qui réunit la Bohème et la Hongrie. Comme dans de nombreux pays d’Europe, l’art de la Renaissance italienne se mêle à l’art gothique donnant des œuvres douces comme cette délicate sainte Dorothée.

Une partie de l’Histoire de l’Art européen est ainsi survolée avec les deux grandes Renaissances, celle des écoles du Nord à travers des artistes aussi fabuleux qu’Altdorfer, Cranach ou Dürer mais aussi les italiens avec Bellini, Artemisia Gentilesch ou Bernardino Luini que j’adore. Vous rencontrerez une surprenante Marie Madeleine peinte par Greco, un saint Jacques de Tiepolo, des tous petits animaux représentés avec la minutie anatomique de Hans Hoffmann, une porteuse d’eau de Manet, un Monet, un Cézanne, etc.

b22511f8bb25d62e692e7ddb20237534Mais encore une fois l’originalité repose surtout sur l’évocation de l’art de Budapest comme Mihály Munkácsy (1844-1900) qui est proche du mouvement académique avec des œuvres très réaliste mais aussi Károly Ferenczy (1862-1917) qui incarne beaucoup plus la modernité et qui est considéré comme « le père de l’impressionnisme hongrois ».
Au XIXème, Budapest née de la fusion entre Obuda et Buda en 1872 est une capitale en pleine expansion. Ces artistes voyagent et subissent l’influence de tous ces nouveaux mouvements européens notamment le symbolisme.

Vous l’aurez compris, il est très dure pour moi de décrire correctement cette exposition et de lui rendre justice, mais vraiment c’est une très belle balade à faire et je vous la conseille.

 

Commissariat d’exposition : Laurent Salomé, conservateur en chef du patrimoine et directeur scientifique de la Rmn-Grand Palais ; Cécile Maisonneuve, docteur en histoire de l’art, conseiller scientifique à la RmnG-rand Palais. Scénographe : Jean-Julien Simonot

 

 

 

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