Beauvais

Cette semaine je ne vais pas vous parler d’exposition mais d’une ville, de sa cathédrale et de son musée rénové depuis déjà plusieurs mois : Beauvais.

Pour ceux qui ne situe pas, Beauvais est une petite ville du sud-ouest de l’Ouest et sa cathédrale est l’une des plus surprenante que je n’ai jamais visitée. Notre-Dame de Paris est la plus célèbre dans le monde, Amiens la plus grande et Reims la plus royale mais Saint-Pierre de Beauvais est celle qui donne le vertige quand on y pénètre. Avec ses 48,50m de hauteur sous nef, elle est la plus haute d’Europe et procure à ceux qui la visitent une drôle d’impression. Pas besoin de monter en haut pour sentir sa tête tourner. Ce colosse a pourtant des pieds d’argile et depuis sa construction au XIIIème siècle (début des travaux n 1225), sa hauteur délirante lui confère aussi une grande fragilité et elle ne fut en fait jamais finie à cause d’un éboulement du chœur en 1284 et de sa flèche en 1573. Cela donne un petit côté trapu car sa nef ne comporte qu’une seule travée. La cathédrale se distingue aussi par ses verrières des XIIIème, XIVème et XVIème siècles et ses horloges (une médiévale et une astronomique de 1866) un peu cachées par les travaux.

L’autre particularité de la cathédrale c’est d’avoir conservée avec Notre-Dame-de-la-Basse-Œuvre sa prédécesseure. Cette dernière édifiée à la fin du Xème siècle évoque un style carolingien préroman, étonnant de simplicité et grande pour son époque.

Juste à côté dans l’ancien palais épiscopal construit par Louis Villiers de l’Isle Adam dans un style renaissance se trouve les collections du MUDO, le musée départemental de l’Oise qui a la bonne idée d’être gratuit, et oui !!! En plus d’un très bon accueil, le musée réouvert en 2015 présente essentiellement des collections du XIXème siècle. Vous pourrez notamment voir un aperçu de l’art du paysage avec des peintures de Camille Corot, Alfred Sisley ou Paul Huet. Des beaux éléments d’art décoratif. Mais c’est surtout la restauration du tableau de Thomas Couture, l’enrôlement des volontaires de 1792, tableau gigantesque et inachevé de 45m² présenté avec une série d’études qui mérite le coup d’œil.

Au dernier étage, sous les combles vous pourrez également admirer une charpente en chêne de 14m.

J’aurai pu vous parler aussi de l’abbaye Saint-Lucien, ou de la galerie de la tapisserie mais je vous laisse découvrir cette petite ville par vous-même, un jour de soleil sinon la pierre picarde peut paraître triste à certains.

Bonne visite.

 

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