Osiris émerge des flots à l’Ima

OSIRIS_3058351336028768482En ce moment, l’Institut du monde Arabe nous propose une très jolie exposition consacrée aux villes englouties de Thônis- Héracléion et Canope et au mythe fondateur d’Osiris à travers les résultats de fouilles archéologiques sous-marine de Franck Goddio et de prêts exceptionnels du musée du Caire.

La scénographie  vous plonge dans un monde aquatique aux tonalités bleutées et verdâtres, afin d’évoquer ces profondeurs où ces trésors ont dormi pendant des siècles avant d’être ramenés à la surface et avec eux les mystères des cultes antiques.

Osiris est l’un des dieux fondateurs du panthéon égyptien. Fils de Nout le ciel et de Geb la terre, il est tué et démembré par son frère Seth mais la magie et l’amour de ses sœurs Nephtys et surtout Isis le ramènent à la vie, le temps de concevoir Horus, le premier pharaon d’Egypte.

Dans ces villes fouillées pendant plus de 20 ans, les archéologues ont découverts des vestiges témoignant des mystères consacrés à Osiris qui commençaient tau temple de l’Amon Géreb à Héracléion pour se terminer au sanctuaire d’Osiris à Canope.

Héracléion était un port cosmopolite, riche de ses échanges avec le monde grec. On y à découvert de nombreux temples, celui d’Amon Géreb, celui de Khonsou, un oratoire à Bès et des temples à Osiris.

Parmi les centaines d’objets exposées, une cuve jardin, évoque l’un des aspects de ces mystères : la fabrication d’un Osiris-végétant, qui sous l’effet de l’eau sacrée du Nil germait dans la cuve. Des nombreux objets de cultes sont évoqués, des statues, des louches, des lampes à huile, des plats d’offrandes ou des barques votives.

Le mythe d’Osiris a eu une longue postérité chez les grecques où il fut assimilé à Sérapis et mit en avant par Ptolémée 1er ou à Dionysos  et chez les romains. A l’époque d’Hadrien, son favori ’Antinoüs, mort noyé dans le Nil est rapproché du dieu égyptien.

 Christoph Gerigk © Franck Goddio/Hilti Foundation
Christoph Gerigk © Franck Goddio/Hilti Foundation

C’est  vraiment une très belle exposition qui vous plonge littéralement dans un autre monde, un autre temps. Une petite bulle d’évasion loin de l’horreur actuelle. L’occasion aussi de saluer le merveilleux travail des archéologues qui trouvent des trésors fabuleux, des villes entières disparues depuis tant de siècles en remuant le sable au fond des mers.
On peut se dire, « encore une exposition sur l’Egypte », mais non. Celle-ci possède un petit je ne sais quoi de poétique, qui la rend vraiment très agréable.

8 SEPTEMBRE 2015 – 31 JANVIER 2016
Institut du Monde Arabe.

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