Une (très) brève histoire de l’avenir au Louvre. L’exposition qui invite à la réflexion…

La semaine dernière je suis allée voir la dernière exposition du Louvre dont le titre « Une brève histoire de l’avenir » et l’affiche m’attiraient et m’intriguaient. Inspirée du livre éponyme de Jacques Attali sorti en 2005 chez Fayard, cette expo est un dialogue entre art ancien et contemporain à travers différentes thématiques : l’ordonnancement du monde, les grands empires, l’élargissement du monde et le monde d’aujourd’hui.

C’est un peu un aperçu d’une certaine histoire de l’Humanité vu par un prisme artistique très large allant de l’art très ancien, à des objets archéologiques et  des installations contemporaines.

Tomás Saraceno (né en 1973), Vue de l’exposition « Hybrid Solitary... Semi- Social Quintet... On Cosmic Webs... » à Tanya Bonakdar Gallery et à la Biennale d’architecture de Chicago, avec les oeuvres Hybrid semi-social solitary musical instrument Arp87: built by a couple of Cyrtophora citricola-one month, one Agelena labyrintica-two months, one Cyrtophora moluccensis-two weeks, and one Tegenria domestica-four months (turned 4 times 180 degrees on Zaxis). 2015. Soie d’araignée, fibre de carbone, éclairage, trépied. Atelier de l’artiste© Tomás Saraceno
Tomás Saraceno (né en 1973), Vue de l’exposition « Hybrid Solitary… Semi-
Social Quintet… On Cosmic Webs… » à Tanya Bonakdar Gallery et à la
Biennale d’architecture de Chicago, avec les oeuvres Hybrid semi-social solitary
musical instrument Arp87: built by a couple of Cyrtophora citricola-one month, one
Agelena labyrintica-two months, one Cyrtophora moluccensis-two weeks, and one
Tegenria domestica-four months (turned 4 times 180 degrees on Zaxis). 2015. Soie
d’araignée, fibre de carbone, éclairage, trépied. Atelier de l’artiste© Tomás Saraceno

En fait c’est un peu difficile à expliquer, au début je lisais consciencieusement les panneaux explicatifs mais je me suis rendue assez rapidement compte que le meilleur moyen d’essayer d’apprécier le message c’était de se laisser porter par les œuvres. Alors certes on risque ainsi de louper une partie du message, mais ce dernier était à mon goût trop philosophique pour me garder attentive de long en large.

Le fond repose sur un questionnement par rapport à notre regard actuel sur comment s’est façonnée l’Humanité aux grés d’inventions (l’écriture), de changements de société (les premières grandes villes), d’échanges commerciaux et culturels, de guerres, de découvertes, d’élargissement du monde connu, de révolutions humaines et industrielles etc etc. Et cette réflexion doit nous mener à nous interroger sur notre avenir.

Le dossier de presse est très bien fichu et j’aurai peut-être dû le lire avant d’y aller, car je dois avouer que je me suis sentie un peu démunie devant certaines œuvres, surtout contemporaines. Après il faut dire que j’ai souvent du mal avec le fait de faire se parler des formes d’art de différentes époques, c’est toujours très subjectif. On adhère ou on est perdu. Et quand c’est pour résumer des dizaines de milliers d’années d’histoire…ce n’est pas évident de suivre le fil.

Mais ça reste une exposition très intelligente, pas seulement une succession de peinture présentées pour attirer des visiteurs et faire marcher la billetterie et en cela on ne peut que féliciter le musée du Louvre qui se place dans une ligne scientifique très pointue  appréciable pour le plus grand musée du monde. Il ne se contente pas de faire venir des millions de touristes, il leurs parle et fait appel à leurs intelligences et pas seulement à leur propension à tout prendre en photo.

Composition1Pour ma part, j’adoré la série de peintures de Thomas Cole, The course of Empire, présentée pour la première fois en France. Ces 5 peintures racontent le schéma classique de la naissance d’un Empire, son ascension, son apogée et sa chute. Ces toiles peintes entre 1833 et 1836 sont très belles mais invitent aussi à une réflexion sur l’Histoire de l’homme et des civilisations qui s’achèvent toutes à un moment ou à un autre ; la conquête du paysage et comment finalement la nature reprend ses droits à la fin. Magnifique !
Autre jolie découverte, le panorama de Zuber, les Zones terrestres, très coloré, et dans le contemporain j’ai bien aimé les toiles d’araignée de Tomás Saraceno qui expose ainsi des toiles tissées par des araignées de différentes régions du monde, filées successivement les unes sur les autres ou les compositions fleurales de Camille Henrot qui traduit dans le langage poétique ou scientifique des fleurs des ouvrages littéraires qu’elle a particulièrement aimé.

En bref, une impression de joyeux bric à brac mais non dénué d’intérêt.

Du 24 Septembre 2015 au 4 Janvier 2016

Commissaire(s) :

Dominique de Font-Réaulx, musée du Louvre, Jean de Loisy, président du Palais de Tokyo, avec la collaboration de Sandra Adam-Couralet, critique d’art, et de Martin Kiefer, musée du Louvre.

Conseiller scientifique :
Jacques Attali

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