De Rubens à Van Dyck à la Pinacothèque

imagesAvant de s’engouffrer dans les têtes d’affiche de la rentée, je suis, il y a deux semaines, allée flâner du côté de la Pinacothèque qui proposait une exposition estivale inédite au titre racoleur de « De Rubens à Van Dyck les chefs-d’oeuvre flamands de la collection Gerstenmaier ».
Bon quand on a l’habitude on se doute que ce ne sera pas forcément une exposition si axée que ça sur Rubens ou Van Dyck et évidement ce n’est pas le cas. Néanmoins cela reste une exposition intéressante qui a le mérite de mettre en lumière la peinture flamande et d’autres artistes moins connus comme Martin de Vos et Gaspar-Pieter Verbrugeen le jeune. Le contexte géoéconomique est également expliqué afin de mieux comprendre les raisons qui ont permis à l’école flamande de se développer à cette époque et de cette manière. Les Provinces-Unies majoritairement réformés et plus libertaires d’un point de vue religieux prennent leurs indépendances vis-à-vis des  Pays-Bas espagnols ultra catholiques sous le règne de Philippe II d’Espagne. La peinture se développe dans un contexte économique favorable dans les deux provinces mais avec des orientations différentes. La bourgeoisie marchande favorise les arts en commandant beaucoup et on voit des genres tels le paysage ou la nature morte se développer.

Sans tomber dans une adoration profonde on trouve de jolies pièces comme la figure de proue de l’exposition, la Vierge de Cumberland de Rubens copiée plus tard par Delacroix et Van Gogh. D’une luminosité interne splendide, elle illumine la pièce. Les portraits signés Van Dyck, notamment sa série de gravures pour illustrer La vie des hommes illustres du XVIIe, sont comme à son habitude d’une redoutable efficacité dans la reproduction de la physionomie qui laisse transparaitre le caractère des modèles. Qui aime les fleurs devra également apprécier celles de  Verbruggen le Jeune.

Il s’agit d’une partie de la collection de Hans Rudolf Gerstenmaier, un industriel allemand qui commença sa collection en Espagne il y a 40 ans, achetant essentiellement en salle des ventes. Si j’ai bien compris une partie rejoindra l’accrochage permanent de la Pinacothèque. L’exposition se termine d’ailleurs dans cet accrochage d’un éclectisme assumé fidèle à sa volonté de créer des « ponts qui existaient entre les différentes d’artistes et les différentes époques (M. Restellini)».

C’est pour résumer une sympathique exposition d’inter saison, sans prétention mais qui a l’intérêt de présenter des œuvres méconnues et de sortir des sentiers battus. En plus, chose agréable, elle est courte. Par contre j’ai cru comprendre sur d’autres blogs (http://www.critiquefacile.fr/de-rubens-a-van-dyck-pinacotheque-de-paris/) qu’ils ne s’étaient pas foulé pour la muséographie reprenant celle de Klimt ce qui confirme mon idée qu’il s’agit vraiment d’une petite exposition passe-temps en attendant mieux, même aux yeux de ses organisateurs apparemment.

couv

 

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