Les héroïnes de l’Opéra-Comique vous attendent…

1160-affiche-comique-petitpalaisIl y a quelques année, j’avais été littéralement émerveillée par l’exposition consacrée à la Comédie française au Petit Palais. C’est pourquoi celle sur l’Opéra Comique me faisait de l’oeil.

Mais l’Opéra-Comique c’est quoi ? Contrairement à ce que le nom laisse à penser, il ne se définit pas par l’humour. C’est un spectacle avec une alternance de dialogues chantés et parlés. Un peu comme l’ancêtre des comédies musicales.
Organisée à l’occasion du tricentenaire de la maison fondée sous Louis XIV, cette dernière ne retrace pas l’histoire de l’institution mais est centrée sur les grandes figures théâtrales, Carmen, Mélissandre, Manon et tant d’autres. Autant de figures féminines qui ont bouleversé leurs contemporains et ébranlés les bonnes moeurs de l’époque, à l’image de la flamboyante et libre Carmen.

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7 opéras sont présentés, tous conçus entre 1870 et 1902, la période la plus marquante en création et inventivité :  Carmen, Les Contes d’Hoffmann, Lakmé, Manon, Le Rêve, Louise et enfin Pelléas et Mélisande. On découvre leurs créateurs, les partitions, les costumes prêtés par le centre du costume de Moulin, les affiches et d’autres oeuvres.

Marie Van Zandt en Lakmé
Marie Van Zandt en Lakmé

C’est une immersion complète dans chacun de ces opéras, comme des pages d’un livre que l’on parcourt. Tous les arts sont représentés et on apprend à mieux connaître la genèse de ces pièces et de l’Opéra-Comique à travers elles.

Après pour être totalement honnête j’ai trouvé cette exposition beaucoup moins complète et magique que celle sur la Comédie Française et je suis sortie avec un goût de trop peu, l’impression de n’avoir que survolé ces opéras. Les passionnés de musique trouveront avec ravissement des partitions originales ou des extraits d’opéra et les néophytes apprendront deux trois trucs.
En dehors des deux magnifiques portraits qui nous accueillent, ceux de Carmen sous les traits de Jeanne Gerville-Réache et Célestine Galli-Marié et qui nous plongent d’emblée dans un univers onirique haut en couleurs ; la partie sur l’incendie du 25 mai 1887 de la salle Favart nous emmène pour sa part dans la réalité de cette fin du XIXème siècle, de ces drames qui conduisent à l’adoption de la modernité, ici l’électricité obligatoire dans les  théâtres et cafés-concerts. Cette partie de l’exposition est l’une des plus instructive à mon goût.

Jean Louis Talagrand, l'intérieur de l'Opera-Comique après l'incendie de 1887
Jean Louis Talagrand, l’intérieur de l’Opera-Comique après l’incendie de 1887

En bref, une très belle exposition mais qui aurait mérité d’être plus étoffée même si je suis consciente de la difficulté de la chose. Mais les passionnés de musique doivent absolument s’y rendre.

De Carmen à Melissandre, drames de l’Opéra-Comique.
Jusqu’au 28 juin au Petit Palais

Commissariat général :
Jérôme Deschamps, directeur de l’Opéra Comique
Christophe Leribault, directeur du Petit Palais

 

Commissariat scientifique :
Agnès Terrier, dramaturge de l’Opéra Comique
Cécile Reynaud, conservateur en chef au département de la Musique de la BnF

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